VORTEX
Gil G. Vortex naît il y a 32 ans à Faux-la-Montagne. À l’âge de trois ans il monte sur sa première moto. Il fait de l’enduro en compétition durant une quinzaine d’années, même quand ses études ou le travail le mènent hors de Creuse.
Aujourd’hui il conserve une pratique en loisir et a choisi de vivre à Faux-La-Montagne, comme pas mal de ses amis d’enfance « parce que la vie est belle ici ». Le problème avec la moto, c’est les chutes. Une cheville ou une clavicule cassée, et ce sont des semaines ou des mois d’arrêt, sans compétition et
parfois sans conduire. Alors, pour ne pas tourner en rond, Gil G. Vortex prend des bombes de peinture, en extérieur, met la musique et recouvre des toiles, parfois plusieurs à la fois.
Il apprécie de découvrir et modeler les tracés, travaille les mélanges, les temps de séchage, la matière. Les pots d’acrylique s’ajoutent petit à petit aux bombes, pour permettre davantage de relief. Les aplats, les coulures, il les travaille à la gravité, à la spatule, à l’éponge ou à la main, cherche des
techniques pour parfaire les mouvements et les mélanges. Il connaît la matière, appréhendée lors de ses études en CAP puis Bac Pro peinture.
Quand le travail (en gestion de camping, de déchetterie, tenue de bar ou autre bûcheronnage) reprend, les toiles sont rangées -jamais très loin d’une moto- dans le salon.
A chaque fois qu’une chute l’immobilise à nouveau, Gil G. Vortex ressort les cadres, les bombes et les pots et aménage son atelier en extérieur. D’un temps d’arrêt à l’autre, certains tableaux sont recouverts intégralement, d’autres retravaillés, au fil des expérimentations et de l’humeur, constituant des séries.
En près de 10 ans une bonne cinquantaine de toiles s’entassent dans le salon (qui compte heureusement moins de motos), signe qu’il est temps de les faire sortir.
L’association Emile a une vache est très fière de présenter la première exposition des œuvres de Gil G. Vortex sur les murs de l’Atelier à Royère de Vassivière, du 28 avril au 28 juin 2026.
Un peu plus d’une quarantaine d’œuvres, la plupart réalisées en 2026.
Nous espérons que ce premier accrochage permettra à l’artiste de ne plus attendre de se casser quelque chose pour trouver le temps de faire de nouveaux tableaux – tout en continuant l’enduro bien sûr.